L’alpinisme au féminin

LES FEMMES ET L’ALPINISME

Pour le grand public l’alpinisme est un sport assez masculin. Faisons un petit bon en arrière et observons l’histoire de l’alpinisme. En 1874 sera délivrée de la première certification des guides de haute-montagne, en France, et en 1950 sera créé le brevet de guide de l’ENSA. Il faudra par contre attendre le milieu des années 1980 pour voir une féminisation de ce métier, avec la première femme guide Française en 1983.

Cependant cette féminisation reste relative puisqu’en 2012 il n’y avait au total que 16 guides françaises, cela est très peu au regard du nombre de diplômés qui est de l’ordre de 20 à 50 guides par an.

Même si les chiffres ne sont pas comparables, la relève s’annonce plus féminine, avec actuellement 3 femmes en dernière année d’aspirant guide à l’ENSA (en 2014), et 11 qui se sont présentées en 2014 à l’examen probatoire pour l’aspirant guide

Que ce soit les grandes expéditions ou simplement les cordées en alpinisme, le public en haute- montagne  reste assez souvent masculin, au mieux mixte, mais rarement féminin. Pour l’exemple: En mai 2012, 29 alpinistes, dont seulement 2 femmes, ont réussi l’ascension des quatorze « 8 000 ».

En étant plus pragmatique, quelle cordée féminine ne s’est jamais vue regardée bizarrement en montagne, voir même sous- évaluée par ces voisins masculins d’ascension. La haute-montagne reste bien souvent aux yeux de tous, un sport masculin.

alpinisme au féminin rocher

Cependant malgré cela les filles sont intéressées par la montagne et l’alpinisme.

Elles recherchent de plus en plus à accéder à de l’autonomie et de l’indépendance dans cette discipline. Cela les fédérations de montagne l’on bien comprit et cherchent à les accompagner au mieux. Il y a 5 ans de cela le Comité régional Rhône- Alpes du CAF a créé le GFHM: groupe féminin de haute montage, visant à perfectionner des filles à l’alpinisme afin de leur permettre d’acquérir plus d’autonomie, passer l’initiateur alpinisme, ou avoir les compétences suffisantes pour intégrer les groupes nationaux. Ce groupes a fait des émules locales et à vu la création de groupes locaux : EPAF dans les Pyrénées et le GAF74 en Haute-Savoie.

La FFME (fédération de montagne et d’escalade) n’est pas en reste avec leur équipe nationale d’alpinisme (ENAF, rien n’avoir avec le pâté homonyme, même si elle en envoi du pâté 😉 ).

La présence féminine se retrouve aussi lors des grands rassemblements d’alpinisme amateur comme le grand parcours alpinisme Chamonix, qui compte près de sa moitié d’inscrit en public féminin.

Les femmes ont envie d’aller en montagne, de pratiquer l’alpinisme, à l’heure où tout le monde dit que l’alpinisme est en voie d’extinction, ne serais-ce pas le déclin de l’alpinisme masculin au profit du développement d’un alpinisme féminin ?

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1 Comment

  1. Gilles Labruyère 14 novembre 2015 at 20:05

    … même s’il est difficile de prendre de la hauteur, aujourd’hui.