Interview Lauriane Miara – illustratrice outdoor

Lauriane nous t’avions découvert sur Instagram avant de collaborer avec toi pour le Women’s skimo project et le festival Femmes en montagne. Et à vrai dire on était tellement fan de ton travail qu’on voulait le faire connaître à nos lecteurs.

C’est donc à toi de te prêter au jeu des questions réponses de On n’est pas que des collants.

C’est parti!!!

Peux-tu nous donner un bref aperçu de qui tu es et ce que tu fais ?

Je suis illustratrice : en gros, mon métier consiste à traduire en image un texte ou une idée. Je réalise mes dessins à la main, à l’aquarelle généralement, mais j’aime expérimenter différentes techniques comme la gouache, les stylos noirs, …. Je suis très inspirée par le voyage, l’aventure et les grands espaces.

Depuis combien de temps t’es tu lancée dans l’illustration?

J’étais encore étudiante quand j’ai eu mon premier contrat en 2014, avec la Société des 3 Vallées. C’est à ce moment-là que j’ai pris le statut d’auto-entrepreneur. Mais je dirais que mon activité a vraiment débuté quand j’ai commencé à travailler avec le Parc national de la Vanoise en 2017. Puis illustratrice est vraiment devenu mon métier en 2018. Autant dire qu’il faut être patient !

Qu’est ce qui t’a fait sauter le pas ?

Avant d’être illustratrice, j’ai fait différents petits boulots, sans savoir où j’allais vraiment. C’était assez compliqué à vrai dire. Puis, à force de dessiner, de montrer ce que je faisais, etc … j’ai eu de plus en plus de sollicitations, jusqu’à ne plus avoir de temps pour un autre boulot, et jusqu’à ne plus en avoir besoin. En fait c’est presque un choix qui s’est imposé, mais dans le fond, je crois que c’est ce que j’ai toujours voulu faire.

Le travail d’illustratrice doit être varié ( en effet on t’as déjà vu sur des bières, des affiches de Trail, des autocollants pour un Parc naturel…) peux tu nous faire une liste non exhaustives du type d’illustrations que tu réalises ?

En effet, les projets sont extrêmement variés, il n’y a pas de place pour la répétition ou la lassitude. En ce moment, par exemple, je travaille sur une campagne de sensibilisation aux réglementations des parcs nationaux, je réalise un livre de coloriage pour enfant, j’ai quelques commandes de tableaux, et j’ai aussi un beau projet secret avec une station de ski !

Nous savons que tu as un cursus universitaire lié à l’environnement, gardes tu des liens avec ta formation dans ton travail actuel?

Oui, j’ai fait des études en sociologie, puis en sciences de l’environnement. Ce que je fais aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que j’ai étudié, mais un fil rouge existe quand même dans le sens où je reste très sensible aux problématiques environnementales et que j’essaye de l’exprimer dans mes illustrations. Par ailleurs, j’ai une véritable passion pour la paléoclimatologie (chacun son truc), et je travaille sur une bande-dessinée -à titre personnel- qui retrace l’histoire des variations climatiques sur Terre.

De part tes illustrations on te connait fan d’outdoor, mais quels sont tes sports favoris?

Oui ! Dès que j’ai un peu de temps libre, j’en profite toujours pour aller mettre le nez dehors. Je varie pas mal les pratiques, en fonction des saisons et des envies. Parmi mes sports préférés : la rando, l’escalade, le trail, le surf, le canoé (que j’ai découvert récemment), le ski de rando et le ski de fond. Je vais bientôt avoir un vélo de voyage, ce qui promet encore de belles aventures ! 

Qu’est ce qui t’inspire particulièrement dans l outdoor ?

Je crois que ce n’est pas tellement pour le sport en tant que tel que je pratique. J’ai du mal avec les équipements ou les applis qui mesurent les performances, je n’ai pas non plus un gros besoin de dépassement de moi. Je pense que je pratique ces sports avant tout pour être dehors, me remplir la tête de belles choses, découvrir. Quand je me balade, que ce soit à pied, en ski ou patins à roulettes, ce que je recherche, c’est l’évasion. C’est laisser les idées et les pensées aller et venir car c’est là qu’on attrape de l’inspiration.

On t’a vu aussi croquer des carnets de voyages peux tu nous raconter un peu le voyage qui t’a les plus inspiré ?

Je pars toujours en voyage avec un carnet, des crayons, de l’aquarelle, … Le problème c’est que pour dessiner, il faut être très concentré et ça demande pas mal d’énergie. Donc ce n’est pas toujours facile de s’y mettre après une bonne rando par exemple. 

J’ai eu la chance de faire des voyages dingues, mais il y en a un qui sort du lot, c’est notre traversée de l’Alaska. C’était une expérience très intense, qui m’inspire encore aujourd’hui. 

Peux tu nous raconter une anecdote de voyage?

Difficile de choisir une seule anecdote ! Parmi les meilleures, il y a quand même le jour où on s’est fait charger par un ours. 

As tu une destination que tu rêves de dessiner?

Il y en a beaucoup. J’aimerais retourner en Alaska, traverser l’Amérique du Sud, parcourir l’Atlas, l’Islande, la Sibérie… tout ça avec ma boîte d’aquarelle. En ce qui concerne les projets imminents, l’année prochaine, je projette de traverser la Norvège à vélo. Si ce n’est toujours pas possible, je sais France a encore de belles surprises à offrir !

As-tu des inspirations particulières? Quels sont les artistes ou les sportifs qui t’inspirent le plus?

Pour trouver de l’inspiration, j’essaye de vivre un maximum d’expériences variées, de rencontrer de nouvelles personnes. J’ai une bonne équipe d’amies aventurières qui m’inspirent beaucoup aussi ! Je crois qu’il y a beaucoup à saisir quand on sort de chez soi et qu’on s’ouvre à ce qu’on ne connaît pas. Sinon, je lis beaucoup, les bons écrivains savent stimuler l’imagination !

Quelles sont les réalisations dont tu es le plus fière ?

Je suis très fière de travailler avec les Parc nationaux, car je sais qu’ils font un travail formidable pour préserver les milieux et la faune sauvage. 

Comment procèdes-tu pour les illustrations ? Dessines tu à l’extérieur ou de retour dans ton atelier ?

C’est variable. Je m’inspire à l’extérieur, parfois je gribouille quelques idées sur un carnet, parfois je me lance dans une peinture entière à l’extérieur. Mais c’est assez difficile de dessiner dehors, il faut trouver un bon endroit, la météo doit être avec toi, … en général je fais mes dessins quand je suis de retour chez moi. 

Vois-tu une évolution dans ta pratique artistique ? Si oui Peux tu nous la décrire?

Pendant plusieurs années, j’ai dessiné aux stylos noirs des dessins de type encrage. Je pense que cette pratique m’a permis d’acquérir davantage de technique de dessin. Maintenant j’ai besoin de davantage de couleur, donc je suis passée complètement à l’aquarelle. J’adore les textures que cette peinture permet d’obtenir, les rendus sont toujours légers, flottants et doux. En termes de thématique, j’ai remarqué que j’ai commencé à peindre des humains depuis le confinement.

On a pu remarquer que tu t’étais aussi mis à l’animation. Quels sont tes prochains projets ?

J’ai suivi une formation en motion design l’année dernière aux Gobelins. C’est encore très différent de l’illustration, dans le sens où ça devient très informatique. Pour le moment, je n’ai pas encore de gros projet d’animation, je n’ai d’ailleurs pas encore assez d’expérience pour me lancer dans un court métrage, mais ça pourrait arriver un jour !

Pour suivre Lauriane Miara

Retrouvez la sur Instagram @laurianemiara

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